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Dès l'annonce de la mort de Michael Jackson, des centaines de fans ont convergé devant l’hôpital et sur son étoile du «boulevard de la gloire», à Hollywood.
LAUREEN ORTIZ, à Los Angeles
Des centaines de fan jeudi devant l'hôpital où le chanteur décédé a été conduit. (REUTERS)
Du Beat it et autre Billie Jean à forts décibels dans les voitures, des cris dans la rue, des centaines de fans devant l’hôpital et sur son étoile du «boulevard de la gloire», à Hollywood: c’est ainsi que les habitants de Los Angeles ont réagi à l’annonce de la mort de Michael Jackson, véritable icône californienne et mondiale.
«C’était une légende, c’était l’un des meilleurs artistes que le monde ait jamais connu. Essayez de trouver un autre Michael Jackson, aussi longtemps que vous voulez, vous ne pourrez pas. C’était à mes yeux le roi non seulement de la pop mais de la musique en général», confiait hier Karim Perrineau, un jeune étudiant en médecine et danceur de 23 ans, devant l’hôpital de l’université de Los Angeles (UCLA).
De Bel Air, où résidait le roi de la pop, à l’hôpital où il a été transporté en urgence, il n’y a que quelques pâtés de maisons. Mais cela n’a pas suffi à le sauver. Et dès l’annonce de la crise cardiaque subie par le musicien, les fans se ruaient vers UCLA (tout comme les journalistes et les hélicoptères de chaînes de télé). «Au début, j’ai vraiment cru que c’était une blague, c’était difficile à croire. Du coup, on est venu voir si c’était vrai. Quand ils ont confirmé sa mort, on a été très choqué, et attristé», raconte Gracie McDowel, 34 ans.
«Il a eu une vie scandaleuse, mais ce qu’il a fait pour le monde de la musique, ce sont des chansons qu’on n’oubliera jamais. ‘Thriller’, c’est celle dont je me souviendrai le plus». Thriller, l’album le plus vendu au monde, bat dans le cœur des fans alors que celui de l’idole s’est arrêté. «C’est le premier disque que j’ai acheté, j’ai grandi avec sa musique», dit Kim Munoz, 33 ans, elle aussi dépitée devant l’hôpital. «Moi j’ai 50 ans comme lui, j’ai l’impression qu’on a grandi ensemble. Comme Elvis était le roi du rock’n’roll, il est le roi de la pop, dans le monde entier», soupire Romulus Batista. «Ces chansons sont toutes géniales, c’est du bonheur, le message est de s’amuser et de vivre la vie à fond».
Les accusations de pédophilie, son syndrome Peter Pan ? Non, les fans sont là pour immortaliser le génie musical. «Il a eu une enfance très difficile, c’est comme s’il n’en avait pas eu, ses parents étaient durs et le faisaient beaucoup travailler», justifie Marcia Bouvier, 43 ans, qui se dit totalement surprise. «C’était un artiste total : le chant, la danse, la musique». La personnalité complexe et controversée de ce Noir qui se voulait blanc n’a pas amoindri la tristesse des fans. Et la mort de Michael Jackson a dans le même temps éclipsé celle de l’actrice Farrah Fawcett, héroïne de la série Drôle de dames, morte hier aussi à Los Angeles.