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Arche de Zoé! Sarkozy ne paiera pas un centime pour des pétits nègres.

  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ
Où est l'argent promis par Sarkozy dans l'affaire de «l'Arche de Zoé» ?
(Gabon Eco 13/07/2009)


Le président tchadien, Idriss Deby, a manifesté sa perplexité face à l'attitude de son homologue français, Nicolas Sarkozy, dans la gestion des suites de l'affaire de «l'Arche de Zoé» où le Tchad avait accordé une grâce aux six détenus français, tandis que Sarkozy avait promis d'aider les familles des enfants. Les « prisonniers » de Deby vaquent aujourd'hui librement en France, tandis que N'djamena attend toujours l'enveloppe de l'Élysée.

Le procès des humanitaires français à N'djamena avait fortement envenimé les relations franco-tchadiennes en 2007, une blessure dans l'axe diplomatique entre les deux pays qui mettra quelques temps à cicatriser.

Dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique, le président tchadien «considère que cette affaire est toujours pendante».

En octobre 2007, six Français membres de l'association humanitaire l'Arche de Zoé, avaient été arrêtés au Tchad alors qu'ils tentaient d'exfiltrer vers la France 103 enfants tchadiens présentés comme des orphelins du Darfour.

Condamnés à huit ans de travaux forcés au Tchad, ils ont été rapatriés en France deux mois plus tard et graciés par le président Deby en mars 2008. Ils sont désormais libres en France, bien que sous le coup d'autres inculpations.

«Je suis surpris que ces voyous se retrouvent en liberté aussitôt après avoir quitté le Tchad. Et que les dommages et intérêts revenant aux familles des victimes n'aient toujours pas été payés», a expliqué Idriss Deby.

«D'autant que le président français Nicolas Sarkozy m'avait garanti que son pays allait contribuer à l'indemnisation des victimes», a-t-il ajouté.

«Je continue jusqu'ici à croire que Nicolas Sarkozy fera ce qu'il a dit. Je ne peux penser un seul instant qu'un chef d'Etat qui a donné sa parole puisse se dédire», a poursuivi le chef de l'Etat tchadien.

Les six membres de l'Arche avaient été condamnés par la justice tchadienne à verser solidairement 6,3 millions d'euros aux familles de 103 enfants qu'ils avaient tenté d'exfiltrer vers la France.

N'Djamena avait alors expliqué que la question des dommages et intérêts n'était «pas concernée par la grâce», mais Paris avait officiellement balayé l'idée que l'Etat puisse se substituer aux six condamnés.

Interrogé plus généralement sur ses relations avec son homologue français, le président tchadien répond «je n'ai pas de problème relationnel avec Sarkozy. Seulement, Chirac (l'ancien-président français Jacques Chirac) avait une grande facilité de contact et de communication avec les Africains. Il savait trouver le bon langage».


Publié le 13-07-2009 Source : afriquecentrale.info
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