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![]() Le président soudanais Omar el-Béchir assiste à une cérémonie au nord de Khartoum, le 5 juillet 2009 © AFP/Archives Ashraf Shazly |
"Il est maintenant temps de stopper les crimes au Darfour (province occidentale du Soudan). L'UA y travaille, la cour y travaille, et nous travaillons ensemble", a déclaré le procureur Ocampo au cours d'une conférence de presse à Addis Abeba.
"La paix et la justice travaillent ensemble au Darfour", a-t-il insisté soulignant que depuis l'émission du mandat d'arrêt contre M. Béchir par la CPI le 4 mars, il y a un processus de paix en cours au Soudan pour le Darfour.
Auparavant, M. Ocampo avait rencontré les anciens présidents et responsables africains qui composent le panel de haut niveau sur le Darfour, présidé par l'ex-président sud-africain Thabo Mbeki et mis en place au début de l'année par l'UA après l'émission du mandat d'arrêt contre M. Béchir pour crime de guerre et crime contre l'humanité.
"Un jour, M. Béchir devra faire face à ces accusations. Cela prendra du temps, c'est un processus. Arrêter un chef d'Etat n'est pas une opération de police, mais un processus", a-t-il expliqué, assurant être "venu à Addis à l'invitation du panel".
Les 53 Etats africains réunis au sommet de l'UA la semaine dernière en Libye avaient annoncé leur décision de ne pas coopérer avec la CPI concernant M. Béchir, au nom de son immunité de chef d'Etat.
Selon une source proche de la CPI présente à Addis Abeba, la réunion de mardi s'est déroulée dans un "bon esprit".
"Tout le monde recherche une formule pour mettre fin à la violence sur le terrain plutôt que l'exonération du président Béchir. Nous avons le sentiment que tout le monde s'oriente vers une coopération" qui permette une sortie de crise, a ajouté cette source.
Interrogé sur les discussions lancées par l'UA auprès du Conseil de sécurité de l'ONU pour suspendre la procédure de la CPI contre M. Béchir, M. Ocampo a répondu que "l'UA discute à un niveau politique, mais pas des aspects légaux".