Les fonctionnaires des bureaux centraux nationaux de l’Afrique francophone sont
réunis depuis hier à Yaoundé.
Après l’inauguration en mai dernier du siège régional d’Interpol Afrique centrale à Yaoundé, la mise en place du réseau international de lutte contre le banditisme pour les pays francophones du
continent, vient de marquer un nouveau pas. Hier, s’est en effet tenue dans la salle de conférences de l’Ecole nationale de Police de Yaoundé, l’ouverture du 7e cycle régional de formation des
fonctionnaires de police des bureaux centraux nationaux Interpol des pays d’Afrique d’expression française.
Une session qui devra permettre aux différents représentants des administrations de police concernés, d’entrer de plain-pied dans l’univers d’Interpol, ses exigences et ses techniques. La cérémonie
d’ouverture, présidée par le délégué général à la Sûreté nationale Edgar Alain Mebe Ngo’o, a vu la participation du représentant du Secrétaire général de l’OIPC Interpol, et du chef du bureau
régional Afrique centrale, entre autres. Tandis que pour la formation à proprement dite, des experts du bureau central d’Interpol à Lyon ont fait le déplacement, aux côtés de ceux du bureau
régional.
Dans son mot d’ouverture, le délégué général à la Sûreté nationale est notamment revenu sur les contenus de cette formation, et les grands enjeux qui l’ont dictée. Pour ce second volet, il découle
déjà d’un vent de la mondialisation qui englobe pratiquement tous les domaines, y compris celui de la sécurité. Mais surtout, le partage des bases de données que permet le réseau Interpol est un
gage d’efficacité puisque, comme l’a souligné Edgar Alain Mebe Ngo’o, il va faciliter les recherches et les recoupements en temps réels sur la signalisation de malfaiteurs recherchés, les documents
dérobés, les œuvres volées, et bien d’autres.
Un appui solide pour la lutte contre la criminalité internationale. S’agissant donc du contenu de cette formation, elle consistera en l’étude des normes standards d’Interpol, des règles de
fonctionnement de l’institution, de l’utilisation des notices électroniques et des tableaux de bord, et d’une manière plus générale de l’initiation au système mondial d’exploitation de
communication d’Interpol, I 24-7. Entendez Interpol 24h/24, 7 jours sur 7.
Pour ce qui est du Cameroun, le Dgsn a précisé que le système d’Interpol a déjà été étendu dans plusieurs secteurs stratégiques comme les aéroports, les ports, ou encore les frontières.
Eric ELOUGA