Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 14:32

 

 CONFLIT DU DARFOUR:

 

Une impressionnante délégation de responsables de la sécurité soudanaise a séjourné du 26 au 27 mars dernier avec les autorités tchadiennes, des problèmes de sécurités entre les deux États. Cette rencontre intervient 24 heures après l'attaque de la localité de Tinné (Soudan), à la frontière avec le Tchad, par les rebelles soudanais.

 

Le 25 mars dernier, vers midi, des rebelles se réclamant du Front de libération du Darfour ont pris le contrôle de la localité soudanaise de Tinné, située à moins d'un kilomètre du territoire tchadien. Les rebelles seraient descendus de leur base montagneuse du Darfour à bord de quelques 17 véhicules Yoyota et ont été délogés par les forces loyalistes soudanaises cinq heures après leur arrivée. Selon des sources proches du pouvoir à N'Djamena, le bilan serait de 8 morts du côté des rebelles et 27 morts cotés des forces armées soudanaises. Les rebelles ont emporté dans leur fuite 11 véhicules chargés d'armes et de munitions et ils ont brûlé 4 autres véhicules équipés d'armes appartenant aux forces loyalistes soudanaises.

 

Selon (j n'dj hebdo n°663 du 31 mars au 02 avril) le Darfour, région montagneuse de l'ouest du Soudan, est en parois depuis 6 mois à de graves tensions internes consécutives à la rébellion armée qui sévit dans la région. Selon certaines sources, les rebelles auraient abattu 4 hélicoptères de l'armée soudanaise à l'aide de Sam 7dans la première quinzaine du mois de mars. C'est depuis 6 mois affirment les mêmes sources que les rebelles sont en conflit armé contre le régime de Khartoum. Le Front de libération du Darfour pour renverser le régime du général Oumar Hassan Al Béchir. Certaines autres sources affirment que le gouverneur de Nyala et ses troupes se seraient ralliées à la rébellion qui occupe depuis deux mois quelques quatre localités de la région du Darfour. La rébellion, constituée d’environ 3000 combattants serait dirigée par un certain Docteur Dredj, ex-ministre du gouvernement du Maréchal Ibrahim Abbud, chef d'État du Soudan issu du régime militaire de 1958 à 1964, originaire de la région. Le n°2 de la rébellion serait également un originaire du Darfour, de l'ethnie Zagawa celui-là, qui aurait séjourné au Tchad avant de se réfugier en Allemagne suite à une mésentente avec Idriss Deby. Selon des sources proches du pouvoir à N'Djamena, les rebelles soudanais seraient en majorité des Zagawas qui parlent la même langue que le régime en place à N'Djamena. 75% des éléments de l'ethnie Zagawa, sont originaires du Darfour. Il se trouve par ailleurs que les Zagawas sont à cheval sur la frontière tchado- soudanaise. Certaines sources bien informées indiquent que parmi les rebelles figureraient des anciens combattant de MPS, le parti au pouvoir au Tchad. Certains combattants qui avaient aidé Idriss Deby à prendre le pouvoir ont rejoint la rébellion du Darfour. Les Zagawas sont qualifiés par les tchadiens et les soudanais de malfaiteurs surtout ceux du Soudan. En revanche, la propension du Tchad à s'ingérer dans les affaires des États voisins comme récemment au Congo, en RDC et récemment en RCA inquiète les autorités de Khartoum. Idriss Deby s'est distingué par sa manière de jouer au gendarme dans la sous-région d'Afrique centrale, risque une fois de plus de se faire pointer du doigt.

Est-ce donc pour prévenir tout débordement que le chef de l'État tchadien aurait dépêché un contingent d'une vingtaine de véhicules Yoyota bourrés d'hommes armés à Tinné à la frontière avec le Soudan ?

En bien ou en mal, la présence des troupes de Deby dépêchés à la frontière soudanaise inquiète. Cela expliquerait la présence d'une important délégation soudanaise à N'Djamena les 25 et 26 mars 2003. Officiellement, on indique que la délégation soudanaise est venue à N'Djamena pour une séance de travail relative à la promotion des relations bilatérales et internationales dans les domaines politiques, sécuritaires, économiques et sociaux. Les Zagawas, dans leur coutume garde toujours leur secret entre eux jusqu'à ce que la situation dégénère avant de dire la vérité. Cependant, la composition de la délégation soudanaise témoigne plutôt de l'ampleur de la préoccupation de l'heure, notamment la sécurité à l'intérieur du territoire soudanais. La délégation dirigée par le ministre soudanais de l'intérieur, le général de division Ibrahim Mohamed Hisse in, comprenait également le gouverneur du Darfour,le général d'armée Ibrahim Souleymane, le directeur général de la sûreté nationale, le général de division Salah Abdallah, le directeur de police, le général de division Mohamed Ahmed Bahar, le directeur adjoint des renseignements militaires, le général de brigade Abbas Abdelaziz, le chef des services de renseignement soudanais, le colonel Abdallah Mohamed Nourene, le chef de communication de police, le colonel Mohamed Saïd et le commandant de la police du bureau exécutif Anwar Ahmed Mohamed.

Au cours des séances de travail avec la délégation tchadienne conduites par le ministre de la sécurité, le général de brigade Mohamed Ali Abdallah, l'essentiel des discussions aurait porté justement sur les problèmes de sécurité, notamment les luttes tribales, les vols à main armée permanents dans la région frontalière Tchad-Soudan depuis l'arrivé de Deby au pouvoir. Finalement, aujourd'hui ils se sont montrés les victimes par le gouvernement soudanais.

Maintenant il ne fait aucun doute que la crise politico-militaire au Darfour, à l'ouest du Soudan, a des répercussions politiques, sociales, économiques et environnementales sur le Tchad. Plus qu"une bombe à retardement, le soulèvement des tribus à l'ouest du Soudan contre l'autorité centrale constitue une sérieuse menace pour la stabilité politique, économiques et environnementale. Le pouvoir de Deby, accusé à tort ou à raison par les belligérants d'être de connivence avec la partie adverse,a fait du règlement pacifique de cette crise une priorité. Car la survie de son régime en dépend lorsqu'on sait que le lien ombilical qui rattache les zagawa du Tchad à ceux du Soudan est très étroite depuis la lutte armée mené contre l'ancien président Hissein Habré en 1989.Et surtout la prise de pouvoir le MPS en1990.Les institutions internationales ou continentales entre outre l'ONU,l'Union Africaine ou encore les ONG internationale et nationales ont vu la nécessité d'intervenir pour mettre un terme à ce conflit qui,à coup sur,va mettre en péril la sécurité non seulement du Tchad mais dans toute la sous-région de l'Afrique centrale. En dehors des efforts consentis par la communauté internationale pour amener les belligérants à enterrer la hache de la guerre au Darfour,il y un effort d'une importance capitale qui se fait pour répondre aux besoins croissants des milliers de réfugiés soudanais et centrafricains à l'est et au sud du Tchad. Car n'a-t-on pas dit que mieux vaut prévenir que guérir. En effet,le premier ministre tchadien Moussa Faki a présenté le processus d'appel global(CAP)2005 pour le Tchad le mardi 07 décembre 2004 à N'Djamena. Le CAP est en fait un appel de fonds qui consiste à planifier stratégie d'action humanitaire, la mobilisation des ressources et la mise en œuvre coordonnée des programmes d'aides humanitaire ainsi que leur exécution et suivi. Avec l'afflux massif des réfugiés en provenance du Soudan et de RCA des besoins pressants en ressources naturelles et en produits alimentaires se font davantage sentir. Selon le document produit dans le cadre de l'appel global Tchad 2005,il est

Partager cet article

Repost 0
dazzimy@hotmail.fr
commenter cet article

commentaires

Tchadfutur

  • : Le blog de tchadfutur.com
  • Le blog de tchadfutur.com
  • : nous traitons des actualités, politique, culturelle, sociale et environnementale. nous sommes accompagnateurs de la révolution démocratique au Tchad
  • Contact

Texte Libre

Recherche